vendredi 10 décembre 2010

Savoir réagir à l'actualité

Une des clefs du succès des associations civiques, celles qui militent pour changer tel ou tel aspect de notre fonctionnement social, réside dans une forte réactivité à l'actualité.

Des communiqués bien argumentés, adressés par courriel aux donateurs, permettent de renforcer la pertinence de l'association et justifient les dons qui lui sont adressés.

La récente enquête de l'OCDE sur les différents systèmes éducatifs a offert sur un plateau à l'association SOS Education (dont Vincent Laarman est le délégué général) une occasion en or pour proposer ses analyses.

Leur communiqué est un bon exemple de ce qu'il faut faire.

Cher ami,
Les résultats de l'étude PISA sont sans appel : les pays qui réussissent le mieux sont ceux dans lesquels les élèves... travaillent.
L'Allemagne, longtemps en difficulté, s'est redressée depuis que les élèves ont recommencé à étudier l'après-midi.
La ville de Shanghai, qui remporte les meilleurs résultats dans toutes les matières, est un endroit où les professeurs travaillent dur, et font travailler leurs élèves. Même chose en Corée du Sud et à Singapour, en tête des classements également.
En revanche, les pays où l'on privilégie les activités ludiques, les sorties scolaires, les projets pédagogiques, les débats « citoyens », les intervenants extérieurs, s'effondrent.
Certains, comme la France et les États-Unis, voient même leur jeunesse sombrer dans des difficultés de plus en plus graves : chômage et désespoir. On le voit dans les statistiques de la drogue, de la délinquance juvénile, et des tentatives de suicide (au nombre de 80 000 par an chez les jeunes Français ; ce chiffre, dont on parle très peu, est hallucinant : c'est la population d'une ville comme Poitiers).
C'est pourquoi SOS Éducation a décidé de remettre d'urgence sur la table la question cruciale des méthodes d'enseignement dans nos écoles.
Nous devons revenir sur des méthodes fondées sur l'effort, la logique et la progression.
Et c'est pour vous demander de m'aider à interpeler les pouvoirs publics que je vous écris. Voici notre stratégie :
Notre association organise une immense mobilisation en faveur de la méthode de lecture syllabique, parce que cette méthode (par opposition à la méthode globale) est le symbole par excellence de ce qu'il faut d'urgence pour redresser notre école et sauver nos enfants. Vous pouvez écrire directement à votre député en cliquant ici.
En effet, tant qu'on ne reviendra pas à la méthode syllabique, et qu'une proportion importante d'enfants ne sauront pas lire, aucune réforme de l'école ne peut marcher.
La méthode syllabique, c'est la clarté et la simplicité : si un élève ne sait pas que B et A font BA, vous le voyez tout de suite et vous pouvez agir. Il faut faire un pas en arrière, et recommencer jusqu'à ce qu'il ait compris.
La méthode syllabique convient à tous : les enfants pauvres, les immigrés, ne sont pas désavantagés. Tous les enfants peuvent reconnaître un i, puis un T, et apprendre que T suivi de i font Ti. Leurs « difficultés sociales » ne sont pas des obstacles insurmontables.
Une étude menée pendant six ans au Royaume-Uni a démontré que la méthode syllabique augmente nettement les résultats scolaires des enfants, quelle que soit leur origine sociale.
Remettre la méthode syllabique dans toutes nos écoles, c'est réhabiliter l'idée que tous les enfants peuvent apprendre les bases, à condition de les enseigner avec méthode : on commence par les éléments simples, puis on construit progressivement, en répétant constamment ce qui a déjà été appris pour que les enfants n'oublient pas.
Ces règles de bon sens sont valables dans toutes les matières : grammaire, calcul, histoire, géographie, littérature, philosophie...
L'éducation ne peut pas uniquement se faire en jouant. Des efforts, souvent de gros efforts, sont nécessaires constamment, de la part des élèves comme de la part des professeurs. Il n'y a pas de secret.
On nous dit que ce n'est pas possible. Qu'il y a trop de chômage, d'immigration, et de violence dans les « quartiers ».
Mais savez-vous comment on s'y prend, aujourd'hui ??
Le ministère dépense des milliards d'euros pour installer des ordinateurs, des gymnases, des médiathèques, des ludothèques...
Tous les deux ans, on crée de nouveaux « dispositifs de remédiation » qui coûtent des sommes effarantes (170 000 euros par élève et par an pour les nouveaux Établissements de Réinsertion Scolaire, ERS, qu'il est déjà question de fermer, alors qu'ils ont été créés il y a trois mois).
Mais allez demander à une institutrice de CP comment elle enseigne au juste la lecture à ses élèves : leur apprend-elle que B et A font BA ?
Neuf fois sur dix, vous n'avez pas de réponse claire.
Elle vous dira: « Oh, vous savez, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, je crée moi-même ma propre progression avec des fichiers, des ateliers, et des activités. »
C'est ce qu'on leur enseigne : « il ne faut pas s'inquiéter si un enfant ne sait toujours par lire en fin de CE1, il faut attendre le déclic ». La suite, vous la connaissez.
Soit le gosse a des parents qui s'inquiètent et qui vont lui apprendre à lire eux-mêmes à la maison, avec la méthode Boscher.
Soit les parents ne s'aperçoivent de rien ou « font confiance » à l'école. L'avenir de leurs enfants est fortement compromis. Et c'est pourquoi le désastre est si vaste parmi les immigrés, dont la plupart ne savent pas que notre « Éducation nationale » ne fonctionne plus du tout comme il y a quarante ans.
Prétendre que la question des méthodes de lecture a été réglée il y a plusieurs années est le pire mensonge qui puisse être dit sur nos écoles, et le plus lourd de conséquences.
La réalité, c'est que 40 % des enfants sortent du primaire sans les bases en lecture et en écriture, ce qui représente le taux le plus élevé depuis Jules Ferry. Et c'est une conséquence directe de l'absence de méthode syllabique dans la plupart des écoles primaires.
Alors j'espère que vous allez soutenir l'effort de SOS Éducation pour obtenir que tous les enfants aient droit à la méthode syllabique en CP.
En cliquant ici, vous pouvez écrire à votre député pour lui demander d'agir auprès du ministère de l'Éducation à ce sujet.
Lorsque nous avons tous agi de cette manière contre la violence à l'école, nous avons rapidement reçu le soutien de près de 150 députés. Le débat a été élevé au niveau national et la violence à l'école est devenu un sujet de préoccupation majeure des pouvoirs publics.
Nous pouvons réussir la même chose sur la question, plus importante encore, de l'enseignement de la lecture. Mais notre seul espoir d'être entendus par les pouvoirs publics est que nous nous manifestions massivement.
Et c'est possible car nous avons la plus grande force de frappe (ce courriel est envoyé à 120 000 personnes).
Alors s'il vous plait, écrivez aujourd'hui à votre député pour lui demander de se saisir du dossier de la méthode syllabique dans les écoles, et de répercuter notre demande auprès du ministère de l'Éducation.
Votre intervention peut faire une différence décisive.
Un grand merci, au nom de tous les enfants que votre action permettra de sauver.



Vincent Laarman
Délégué général

jeudi 9 décembre 2010

Faut-il remercier ?

Récemment, un de mes clients a critiqué ma politique de remercier chaque donateur dès la réception du don et les lourdeurs logistiques qu'un tel choix implique.

— Ne serait-il pas plus simple de remercier en bloc une fois le mailing épuisé, disons quatre semaines après la réception du premier don ?

Et le client de renchérir en ajoutant :

— Tenez, voici la lettre d'une donatrice laquelle ne veut pas de lettre de remerciements car cela coûte de l'argent.

Il a raison, on trouve toujours des donateurs qui ne veulent pas recevoir de courrier au titre que le coût qu'il représente pourrait être mieux employé ailleurs.

Pourtant, tout bien pesé, je persiste et signe.

Il est préférable de consacrer un budget à ces réponses car elles contribuent à entretenir le lien avec le donateur. Surtout quand on peut accompagner le texte d'un ajout manuscrit qui tient compte de l'historique du donateur ou qui répond à une lettre ou à une mention rédigée par lui sur le bon de retour.

Mais voilà, on ne peut dans ce cas sous-traiter la gestion du courrier à un prestataire qui n'a pas se souci au cœur de sa politique. En outre, comment confier la tâche de rédiger un petit mot à une employée de saisie ?

Dur, dur…

La moins mauvaise solution consiste à discriminer les dons selon deux critères : niveau de don et communication.

C'est ainsi que je suggère de fixer un seul de personnalisation, entre 50 et 100 euros selon les associations. Au-dessus de ce seuil, on accompagne toujours la lettre de remerciements par un ajout manuscrit à l'encre bleue dans le style : « Cher Monsieur Untel, je suis touché par la générosité de votre don. Sachez que des gestes comme le vôtre contribuent à… »

Enfin, tous les retours contenant une communication : petit-mot, post-it, lettre, ajout manuscrit, anecdote, etc., dont également discriminés. La lettre de remerciements est complétée par un texte qui accuse réception et répond.

C'est facile à faire pour les associations petites et moyennes. En revanche, comment rédiger ces courriers lors que l'on reçoit des milliers de dons par semaine ?

Le seul moyen de s'en sortir est d'organiser des ateliers courrier dans lesquels sont mobilisés des militants, des donateurs proches du siège.

Voilà, encore faut-il que l'association puisse compter sur plus de monde que le secrétaire général, le président et le trésorier. Je connais quelques cas qui seraient bien en peine d'y parvenir.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici ce qu'en pense Ken Burnett. dans un article publié par le magazine Third Sector.



Now, say thank you nicely
The donor is always right. Except when she’s wrong.

It’s always a challenge when a publisher asks you to write an opinion on a complex subject in just 500 words or less. The splendid Third Sector magazine originally asked me for just 100 words on the theme of why I think we should always say thank you to our donors. I asked for more because this is an important issue, one that merits more air time because it not only effects how people view us, it also reflects how serious we are about building mutually advantageous relationships with our donors. Anyway, here’s my first 500 words.

Whether you agree with what Dan Pallotta was saying at the IoF Convention plenary or not, it’s hard to ignore his main point. The British public is massively illogical in how it views any expenditure by charities, particularly when investing in building their businesses. As Felicity Donor’s widely shared if illogical comments show – you can read them opposite, or here.

Felicity says ‘Charities shouldn’t waste a donor’s money on fluffy thank-you letters.’ In her book Tiny Essentials of Raising Money from Foundations and Trusts, Jo Habib says ‘Any fundraiser who doesn’t thank donors properly is an idiot as well as rude.’

I’m with Jo, vigorously. Of course it’s rude not to acknowledge every gift. And while at it to reassure the donor that it’s been put to the use intended. Only a fool is persistently rude, particularly as our business is building relationships for profit. But it’s a real fool who throws away money. The simple fact is that an appropriate thank-you letter is perhaps the best fundraising opportunity of all. If you would convert a donor to regular giving, it’s a no-brainer. Prompt response properly acknowledging the gift gets a new relationship off to its best possible start. And it cements existing relationships. Imagine if, as a child, you never acknowledged to granny and your aunties the socks or diaries they unfailingly provided, year in, year out.

No more socks and diaries. Ever. Or generous bequests, later.

This is the blindingly obvious. The commercial value of prompt and careful thanking had been shown time and time again. Of course, it has to be done properly. Whatever they say, the only reason a donor might think that a charity should not send a polite note of thanks is because we’ve allowed him or her to imagine otherwise. We are fools for not rectifying this misconception, quickly.

line

That some donors share Felicity’s views
is our fault, not theirs.

line

Felicity can take comfort from repeated ‘mystery tests’ that show many fundraisers agree with her, not Jo and me. Mystery tests consistently illustrate that as a profession we are truly crap at saying thank you and welcome properly and at reassuring donors that their gifts have been safely received and wisely applied. Is this something to be proud of? We wonder why we can’t keep our supporters, why, as Adrian Sargeant says, ‘Building donor loyalty is the biggest challenge facing our sector today.’ There’s little enough pleasure in being a donor. Perhaps we get the loyal donors we deserve.

That people still share Felicity’s view is our fault, not theirs. Some charities persist in saying, ‘We’ll only thank donors for gifts above £10.00’, or whatever. Or only if the donor asks for it. So the unappreciated donor can hardly be blamed for leaving the residue of their estate to some other, more polite and perhaps more deserving cause. Of course I don’t want to inconvenience my children by asking that they write me thank you letters for my sacrifices in their direction over the years. But if they don’t show appropriate appreciation, I certainly won’t do it again.

© Ken Burnett 2010

lundi 6 décembre 2010

Vendre de la bonne conscience

U jeune homme tiré d'affaire grâce à vos dons.

Le monde autour de nous est parfois désespérant. C'est notamment le cas lorsque nous sommes confrontés à des situations qui heurtent nos convictions humanistes.

La vilenie des hommes, même lorsqu'ils sont victimes, l'incapacité de certaines sociétés à s'organiser, à sortir de la barbarie, interpelle nos certitudes.

La réaction de la majorité des donateurs est souvent la fuite devant la réalité. En offrant un don ils échappent à la nécessité de connaître le pourquoi et le comment.

Dans cet article de l'Independent consacré à l'action de l'association caritative britannique Bernardo au profit des enfants difficiles, on sent très bien que le journaliste présente le cas de ce jeune noir dans l'optique traditionnelle des gens de gauche.

La lecture de l'article met en lumière les mécanismes de la lettre destinée à un public plutôt conformiste. A aucun moment l'auteur ne s'interroge sur la responsabilité des personnes impliquées dans les malheurs qui les accablent.

C'est la faute à la société et cette société est incapable d'arranger le coup.

La seule solution vient de l'implication d'une association caritative.

Adrssez-nous votre don aujourd'hui même.

Ben's mother couldn't save him. then Barnardo's stepped in...

How do you stop black boys from the Leeds district of Chapeltown graduating to a life of crime? Jonathan Brown finds out


When Ben Wilson's behaviour started to go badly awry soon after his 13th birthday his mother tried the usual remedies. She read books about dealing with adolescents, set out rules, offered incentives and drew up progress charts, but the calls kept coming from school complaining about his threatening attitude.

Although at home everything seemed to be going well, once he was inside the gates of his high-achieving school it was another story. "I was having fights and disrespecting teachers and other people and being totally out of order. I was shouting and swearing and being abusive. I felt no one listened to me and I felt frustrated because when I had a problem no one would do anything about it," explains Ben.

His mum Deanne, a qualified teacher, was perplexed and horrified in equal measure. Nothing seemed to work and the stresses on the family were intolerable. She was called to collect Ben so many times that she had to quit her job. "You think, 'I am a teacher and this shouldn't be happening to me,'" she says. "It felt really frustrating. I did everything but there was no place I could go for help. When I asked my doctor if there were any referrals they said mental health, but I thought that was too drastic."

Ben's behaviour deteriorated to an unacceptable level. By year nine he held the school record for the number of detentions and "inclusion" sessions where he was taught apart from his classmates, but the final straw came when he threatened a member of staff. "A teacher got in my face and I told him to get out before I hit him," he admits. Ben was told he would be permanently excluded from school.

The Wilsons knew this would have disastrous implications for a young man who, despite aggressive behaviour towards his teachers, was a caring brother and son and highly intelligent. "A lot of it was pride," he recalls. "There was peer pressure from my friends. I didn't want to look like a chump in front of them. When I put my hand up the teachers ignored me so I'd shout and they would say, 'Shut up.' I let that get the better of me."

Luckily for Ben his school and parents worked together to find an answer. Reach is a project started by the community in the Chapeltown area of Leeds in 1994 to help black youths stay away from crime after being excluded from school.

The inner-city area has in the past been blighted by rioting and poverty still has high levels of unemployment among its well-established Afro-Caribbean population. Today Reach, which is funded by Barnardo's – one of the three charities in this year's Independent Christmas Appeal – deals with adolescent boys and girls aged 11-16 from all backgrounds although the majority are still from black and ethnic minority families.

Its service manager Ian St Rose has seen a lot of youngsters like Ben cross his path. Many are angry, many are confused, he says. "Some have been holding everything in for so long they are like a bottle of Coke that has been shaken up and they are ready to explode," he says.

Those referred to him undergo a 12-week course. Typically nine or 10 youngsters use the service four days a week, during which they are steered away from drugs and crime and learn to evaluate their lives and the impact their actions are having on their futures. All aim to leave with a qualification and credit towards their GCSEs plus improved self-esteem and better behaviour. Nearly all return to education.

For many it is the first time they have come across young black teachers who can relate to them. Others simply need to hear the positive message from someone they respect outside their own family.

A lot of young people resort to reinforcing the stereotype of the inner-city kid as their only way to exert power, says Mr St Rose. "Young people are exposed to so much more from the media and peer pressure. We are trying to get some balance for them."

Two years on, Ben is back in school studying for 14 GCSEs and, assuming he doesn't play for Manchester United, he wants to be a pilot. "At Reach there were kids like me. The staff said it was my life and no one could ruin it except me. They said the teachers can make or break you but it is up to you. The teachers there were different. They didn't call us children but treated us like young people. They made you feel respected," he says.

For his mother Deanne, Ben's transformation has been life changing: "He has matured and has realised his mistakes. Without Reach he would have ended up permanently excluded. Now he is getting cards that say 'well done'. He is doing exceptionally well."

The charities in this year's Independent Christmas Appeal

Children around the world cope daily with problems that are difficult for most of us to comprehend. For our Christmas Appeal this year we have chosen three charities which support vulnerable children everywhere.

* Children on the Edge was founded by Anita Roddick 20 years ago to help children institutionalised in Romanian orphanages. It still works in eastern Europe, supporting children with disabilities and girls at risk of sex trafficking. But it now works with Aids orphans in South Africa, post-tsunami trauma in Indonesia, disturbance in East Timor and Burmese refugee sex slaves in India and Thailand. www.childrenontheedge.org

* ChildHope works to bring hope and justice, colour and fun into the lives of extremely vulnerable children experiencing different forms of violence in 11 countries in Africa, Asia and South America. www.childhope.org.uk

* Barnardo's works with more than 100,000 of the most disadvantaged children in 415 specialised projects in communities across the UK. It works with children in poverty, homeless runaways, children caring for an ill parent, pupils at risk of being excluded from school, children with disabilities, teenagers leaving care, children who have been sexually abused and those with inappropriate sexual behaviour. It runs parenting programmes. www.barnardos.org.uk

jeudi 21 octobre 2010

Les femmes sont-elles plus généreuses que les hommes ?


Cet article publié par le Daily Mail de ce matin nous rappelle que les femmes aux Etats-Unis sont plus généreuses que les hommes à l'heure de répondre à des appels de fonds humanitaires.

Women really are more generous as study proves they donate more to charity

Generous: Women are signifcantly more likey to make a donation to charity, a new study has found.


It has long been suspected by charities and not for profit organisations.
But now an American study has found that women across nearly every income level give signifcantly more to charity than men - in some cases twice as much.
Researchers at the Centre of Philanthropy at Indiana University studied the donating patterns of 8,000 American households.
They found that women gave more in all income brackets apart from one, those with incomes between $23,509 and $43,500.
The research also said that there were several factors that contributed to the growing generosity of women.
Among them were that women's income has grown and that the number of American women who earn more than their husbands now stands at 26 per cent.
Debra Mesch, director of the institute that led the study, said that the results are so decisive that charities can stop wondering about whether women give more.
'I think the general assumption is that women might be more likely to give, but that they give less money,' Ms Mesch said.
However women gave more often than men to both different charities, and in the total number of dollars, Ms Mesch added.
The data used for the study was not broken down by gender, so researchers looked solely at households headed by single men or single women, including adults who have been divorced, widowed or never married.

Debra Mesch: Said the study's results are so decisive that charities can stop wondering about who donates more
Previous research had shown that women encourage their husbands to give, but generally it is the women that make donations within married households.
However Suzie Upton, chief development officer of the American Heart Association, disputed the findings of the research.
Ms Upton claimed her organisation had no data to show that women are more generous, despite the Dallas based charity targeting women in it's fundraising.
She said: 'We target lots of our efforts to women, not because they are more generous, but because they are the decision makers for themselves and for their families.'
But World Vision, a Washington State charity, said they were not surprised by the results.
Spokesman John Yeager claimed the charity had known for decades that its target voter was a a 47-year-old, college-educated female.
The American Red Cross has also targeted women for donations and added a donor group in 2005.
Nearly 600 women across the United States give $10,000 a year to its Tiffany's Circle fundraising arm to help provide a stable base for its disaster relief.
' Women have been incredibly generous, and they want to make a difference,' volunteer chairman Elaine Lyerly said, referring both to her organisation and philanthropy in general.
The charity said it has no plans to add a male only donation group.

jeudi 14 octobre 2010

Combien vaut un baiser de Steffi Graf ?

Intéressantes données chiffrées sur la valeur marchande des People sur le marché du caritatif aux Etats-Unis (vu dans le blog de l'AFP, voir sur la colonne de droite de votre écran).


Grand Slam for Children rakes in millions


Elton John wants to return to the Strip on a regular basis.

"I really miss Vegas," the former Caesars headliner said at Andre Agassi's concert for charity late Saturday night.


"One day, I'd love to come back, OK?"

OK, Elton.

He sounded very good at the Wynn, singing "Tiny Dancer" and "Your Song" to help raise $8.5 million (a half-million more than last year) for Agassi's Foundation for Education.

Other top highlights from the swanky Wynn ballroom:

1. KISSING A TENNIS HERO

A kiss from Steffi Graf is worth $25,000.

Agassi asked partyers at the Grand Slam for Children to donate $2,500 to sponsor one pupil, per year, for his Vegas Prep school.

Many did. Steve Wynn sponsored 50 kids. U.S. Rep. Shelley Berkley sponsored two.

To spice things up, Agassi said his wife would kiss anyone who sponsored 10 kids.

Agassi Foundation board member Brent Handler got the kiss for 10 sponsorships. Caveat: Steffi and Andre were comfortable with it because they've known Handler for many years.

2. THE VALUE OF KATIE AND ROBIN

The value of having drinks with Katie Couric is $15,000. One auction item at the Agassi event: Get flown to New York for a tour of the CBS newsroom and to see David Letterman's show. But the real nut of the auction item was getting drinks with Couric.

Almost every other auction item fetched even more.

Three people paid $100,000 to have dinner with Robin Williams.

Three people paid $100,000 to go on a week's vacation with Agassi and Graf in the Cayman Islands.

Someone paid $75,000 for a vacation in India, including lunch with Freida Pinto of "Slumdog Millionaire."

Someone paid $65,000 for a sports package of four seats to the Super Bowl, World Series and NBA and NCAA finals.

Swimming lessons from Michael Phelps took $60,000.

Personalized dinners by Susur Lee and Emeril Lagasse each raked in $50,000.

Drumming lessons from Lars Ulrich got $35,000.

And fantasy camp with Wayne Gretzky and Luc Robitaille: $15,000.

3. THE DIFFERENCE BETWEEN WEALTHY AND RICH

On stage, Rob Thomas looked down at the front rows, where seats cost $8,500 each, and he observed, "It's like the wealthy."

Then he looked at the people behind the wealthy -- where seats cost only $1,000 to $4,000 -- and he said, "And past here is just rich."

The rich and wealthy laughed.

Défendre l'usage du papier

Intéressante analyse de l'agence Seprem qui apporte des arguments utiles pour convaincre certains clients séduits par le tout virtuel.


Défendre le papier, un enjeu moral et marketing

Lorsque Michel-Edouard Leclerc annonce que son enseigne a pour objectif la suppression définitive des prospectus en 2020, tout le monde applaudit, tant le papier est devenu un symbole de la destruction de la nature par des industriels irresponsables, et ceci à tous les niveaux de la société : à l’école, les enfants dessinent (sur du papier) le triste destin des chênes centenaires que l’on abat ; au bureau, nous faisons suivre nos courriels de la mention « pour préserver l’environnement, n’imprimer que si cela est vraiment nécessaire » ; dans les directions de la communication, on tremble à l’idée d’être critiqué pour avoir imprimé un magazine client ou un rapport annuel …

Face à tant d’émotion, l’association Culture Papier réagit en communiquant des informations qui doivent nous faire réfléchir : selon l’Ademe, la production de papier est à l’origine de la plantation de 500 000 hectares de forêt supplémentaires en France en 10 ans seulement, soit la surface du département des Bouches-du-Rhône ou de l’île de Bali ; le papier est le seul support qui soit issu de ressources renouvelables, biodégradables et recyclables jusqu’à 5 fois ; enfin, avec 60 % des papiers et cartons recyclés, c’est aussi la matière première actuellement la mieux recyclée en France. Bien sûr, le papier n’est pas exempt de critiques, mais il faut bien reconnaître qu’il est beaucoup plus attaqué que l’Internet dont les besoins en énergie représentent déjà 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit l’équivalent du trafic aérien mondial !

Lorsque les professionnels de la communication n’ignorent pas ces données (ce qui est rare), ils font semblant de ne pas les connaître par peur de ne pas apparaître comme suffisamment responsables. Or, c’est en agissant ainsi qu’ils ne sont pas responsables, si l’on considère que leur premier impératif professionnel est d’utiliser les supports les mieux adaptés à leurs messages et à leur cible. Si les catalogues et mailings imprimés reviennent en force malgré cette mauvaise image et un coût supérieur à l’Internet, c’est bien parce qu’ils sont efficaces pour faire connaître et vendre des produits, des services et des idées. Et si les « pure players » de l’information se lancent dans l’édition de magazines, c’est bien parce qu’ils ont conscience qu’à côté de l’Internet, certaines informations et analyses ont besoin du support imprimé pour être traitées correctement.

Plutôt que de se réfugier dans des postures vertueuses qui vont à l’encontre de l’efficacité qu’ils recherchent, médias et communicants feraient mieux d’utiliser les supports imprimés qu’ils éditent pour informer leurs destinataires de réalités écologiques qu’ils ignorent et lever des préventions qui n’ont pas lieu d’être et nuisent à leur efficacité.

SEPREM ÉTUDES & CONSEIL, spécialiste des études et stratégies médias/messages
vous propose une nouvelle « Matière à réflexion » pour comprendre et anticiper l’évolution des médias.

mercredi 13 octobre 2010

Mariée à 12 ans sur Facebook

Une vidéo pour dénoncer les mariages d'enfants. Une campagne de Plan qui secoue les consciences.


Un exemple de campagne lancée à l'aide des réseaux sociaux (Facebook).